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Notre combat contre la COVID-19

Communiqué de la Commission Santé

Face à l’insouciance des jeunes (à mon âge je ne crains pas de forme grave), face à la désinformation des conspirationnistes (« les virus a été fabriqué en France pour soumettre le peuple, le masque est dangereux »…) et des irresponsables (« c’est une grippette », « y a qu’a, faut qu’on »), face aux défenseurs d’une liberté individuelle s’opposant aux contraintes collectives (« la liberté du renard dans le poulailler »), face aux égoïsmes sans honte (« mon immunité est bonne, tant pis pour les plus faibles ce n’est pas mon problème »), face à ceux qui rejettent la solidarité intergénérationnelle (« il n’y a pas de barrière étanche entre les enfants et les grand parents »), face aux médecins et scientifiques qui squattent les plateaux TV en disant tout et son contraire (alors qu’on est encore loin de tout savoir), face à ceux qui trouvent qu’on en fait trop et qui auraient été les premiers à critiquer le gouvernement qui n’en aurait pas assez fait en sacrifiant les vieux pour des raisons économiques. Face à cette deuxième vague à l’entrée de l’hiver, deuxième vague dont nous ne pouvons prévoir la violence et la durée, il y a une initiative rarissime. Alors que dans plusieurs régions, les hôpitaux se remplissent et que certains services de réanimation débordent de nouveau face à l’épidémie de coronavirus, des médecins d’Auvergne Rhône-Alpes, parmi lesquels Olivier Claris, président de la commission médicale d’établissement des Hospices civils de Lyon, ont lancé lundi « un appel à l’union nationale ».

« La situation est grave. Il faut nous croire »

« Nous accueillons chaque jour un déferlement de patients atteints du Covid-19 dans nos cabinets et nos hôpitaux. Nous accompagnons chaque jour des patients dont l’état de santé se dégrade. Des patients qui meurent. Des familles et des proches endeuillés », soulignent les premiers signataires, médecins hospitaliers du public, du privé, des Ehpad et établissements médicaux sociaux, généralistes et spécialistes de ville. Ils soulignent la fatigue et l’inquiétude des équipes médicales et paramédicales dans leurs services, marqués par la première vague, et la mobilisation de chacun pour venir en aide aux patients d’autres pathologies « qui ont aussi besoin de nous et de la mobilisation du système de santé ». « La situation est grave. Il faut nous croire », insistent les médecins lyonnais, grenoblois, stéphanois.

« Nous n’avons pas besoin de polémiques sur les mesures gouvernementales, nous n’avons pas besoin de clivages et de propos haineux qui sèment le doute dans l’esprit de nos concitoyens, nous n’avons pas besoin de tribunes bien-pensantes opposant indûment la liberté et la science », déplorent-ils. Les premiers signataires rappellent la nécessité de respecter les gestes barrières et les mesures de protection pour faire barrage à ce virus « mortel » et soutenir ainsi l’action des personnels mobilisés auprès des malades. « Nous avons besoin d’union nationale. Est-ce si difficile ? », concluent-ils.

Pour les humanistes que nous sommes, la solidarité et le respect envers les plus fragiles sont des valeurs fondamentales.

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Lettre aux maires
Commune de Lablachere